Mar 092017
 

De CLAC

Ce matin, les bureaux d’aide sociale de Parc Extension, Rosemont et Montréal Nord on été recouvert d’affiche pour protester contre la réforme de l’aide sociale (loi 25). Cette mesure s’attaque aux plus vulnérables parmi nous, forçant ceux qui vivent déjà avec seulement le tiers du seuil de faible revenu à faire des formations en employabilité sous peine de voir leur prestations diminuer. Cette loi est particulièrement indécente : elle ne générera aucune économie pour le gouvernement et participera à la dégradation des conditions des vies des assistéEs sociaux.

Cette réforme est particulièrement vicieuse puisqu’elle interdit désormais au gens de sortir de la province pendant plus de 7 jours consécutifs, touchant principalement les femmes migrantes ayant de la famille à l’extérieur du pays ou de la province. En général, les femmes sont toujours plus touchées par de telles réformes parce qu’elles se retrouvent plus souvent à devoir dépendre de l’aide sociale pour faire des tâches domestiques non-rémunérées (gardes de enfants, entraide familiale, etc).

L’appauvrissement au Québec est en augmentation croissante. Alors que les salaires stagnent, tant le coût de la nourriture, du logement et du transport augmente de façon fulgurante. Cet dégradation des conditions de vie fait la richesse de certain : les banques canadiennes continuent de faire des profits phénoménaux sur la paupérisation de la population : le filet social étant depuis longtemps rongé par les mesures d’austérité, les gens n’ont d’autre choix que d’avoir recours au crédit.

Les attaques envers les plus pauvres se doivent d’être dénoncées, parce qu’elles viennent détruire à terme les gains sociaux effectué par la société. Tant que nous laisserons des gens dans la misère la plus absolue, nos luttes pour la justice sociale ne créeront que des îlots de richesse temporaire.